NATIONALISME

Marine Le Pen

Extrait Discours meeting d'Ajaccio - 17 mars 2012

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"Je voudrais aussi m’adresser à ceux qui ont pensé que la France était leur ennemie et qui se sont lancés dans un combat fait de déchirements et malheureusement de deuils.

Je leur dis que, tout en réprouvant la violence, viscéralement, je peux comprendre  que la déception envers l’Etat ait pu à un moment donné les détourner du patriotisme national. Mais c’est une erreur.

 

    Comme tous les Français, vous avez été les témoins impuissants de la disparition inéluctable des valeurs qui ont fait la France et des valeurs qui font la Corse. 

Disparition programmée, encouragée et mise en œuvre par les gouvernements depuis 1968.

 

         Mais ce repli sur sa terre, ce n’est pas un repli sur soi même.

Non ! Quand tout s’effondre autour de soi, le réflexe naturel est de sauvegarder ce qu’il y a de plus précieux pour nous, notre culture, nos valeurs ancestrales, l’envie de les transmettre à nos enfants et de perpétuer ainsi notre Histoire.

       Je vous dis aujourd’hui qu’à travers la préservation de la langue et de la culture corses, la Corse est entrée en résistance contre la culture mondialiste prônée par une élite qui méprise les us et coutumes de nos terroirs

 

       Mais je voudrais dire aussi  à tous les Corses, à toutes les Corses, à ces femmes et ces hommes, que la France aime tous ses enfants.

Je leur dis aussi :

Nous allons vous aider à construire votre Région, à donner de l’emploi à vos enfants mais aidez-nous à construire notre Destin commun !"


Marine Le Pen

Extrait Interview Alta Frequenza - 6 novembre 2013

 "Je crois que le nationalisme corse a beaucoup évolué lui-même.Ce qui se passait dans d’autres temps n’est plus aujourd’hui.

Moi, j’ai toujours considéré que les échecs des responsables politiques étaient à l’origine de cette expression du nationalisme corse parce que quand on souffre dans sa vie quotidienne, on a tendance à penser que c’est de la faute de l’Etat, et c’est parfois le cas. Sauf qu’il ne s’agit pas de se séparer dans ces conditions de l’Etat ou de le combattre, il faut juste changer les hommes qui sont à la tête de cet Etat pour pouvoir obtenir la défense de l’emploi, la sécurité qui est la première des libertés.

       Puis la défense de notre culture, de notre mode de vie qui est un alliage précieux entre une identité nationale et les identités régionales auxquelles nous sommes attachés et qui ne sont pas en opposition, qui ne sont pas contradictoires mais qui sont évidemment complémentaires. Voilà l’opinion que j’aie."