Charte européenne des langues         régionales et minoritaires.

 

Beaucoup de ceux qui en parlent n’en connaissent pas le contenu.

Or une simple lecture permet de constater qu’en matière d’enseignement (article 8 de la Charte), de médias (article11), d’activités et équipements culturels (article 12), de nombreuses pratiques sont déjà institutionnalisées en Corse.

Pour l’enseignement de la langue et de la culture corse, l'Académie de Corse compte 120 professeurs et l’Université de Corte en forme chaque année de nouveaux. Par ailleurs, la majorité des écoles primaires sont des sites bilingues.

En revanche, les articles 9 concernant la Justice, 10 concernant les autorités administratives et les services publics et 13 concernant la vie économique et sociale posent un problème évident d’égalité d’accès des citoyens aux services publics,

Au-delà du fait que le français est la langue de la République (article 2 de la Constitution), son utilisation dans les rapports "administratifs" entre les citoyens facilite la fluidité des échanges et la bonne compréhension de chacun. L’acte administratif doit être compris par tous d’autant plus s’il s’agit d’un débat oral comme, par exemple  dans les tribunaux.

Par ailleurs, si dans le domaine administratif relevant de son autorité l’Etat abandonnait cette règle, il va de soi que la rupture d’égalité serait consommée sur tout le territoire de la République. Cela fissurerait un peu plus l’unité de la Nation en créant des catégories différentes de citoyens et en ouvrant aussi la porte à des surenchères politiques comme dans le cas de la coofficialité.

C’est un NON ! franc et massif au soviético-fascisme

de la technocratie européenne.

La charte s’inscrit dans le cadre technocratique européen de destruction de la souveraineté des nations.

Si la France la signait, elle accentuerait encore sa faiblesse et sa soumission aux fonctionnaires de Bruxelles. Mais ce serait aussi une victoire sans lendemain pour ses partisans régionaux car Bruxelles leur demandera un jour ou l’autre de plier les genoux devant d’autres exigences.

Si Bruxelles réussit à faire courber l’échine à un pays, on peut imaginer quel sera le sort des régions.

Par ailleurs, Marine le Pen a bien fait la distinction entre les langues régionales s'inscrivant des la patrimoine culturel de la France et les langue minoritaires qui sont les langues étrangères pratiquées par des personnes vivant en France. Elle a donc précisé qu'elle était prête à signer une Charte Nationale (et non Européenne) des Langues Régionales mais certainement pas minoritaires.

                                                                         FN