ASSEMBLÉE DE CORSE

SESSION DES 28 & 29 JUILLET 2016

 

QUESTION ORALE

de Mme Françoise NADIZI

Conseillère Territoriale

 

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Les évènements dramatiques perpétrés par des islamistes ont brisés des vies, endeuillés de nombreuses familles et, à travers elles, l’ensemble de la Nation. Les pays européens sont devenus la cible prioritaire d’une barbarie religieuse qui rejette la liberté et la démocratie mais qui, surtout, n’a aucune considération pour la vie humaine.

Cette barbarie se nourrit du sang des innocents et se réjouit d’autant plus bruyamment que le nombre des victimes est élevé.

 

On a longtemps cru que la Corse pouvait rester à l’écart des maux qui accablent le monde. Malheureusement, le monde l’a rattrapée et la perte progressive de nos valeurs ne fait qu’accélérer le processus.

 

Aujourd’hui, le mal absolu porte un nom, c’est le fondamentalisme islamique.

 

La Corse est troublée et sa population inquiète. D’autant plus inquiète que la multiplication d’actes individuels violents dont témoignent les médias au quotidien, peut laisser penser que chacun de nous, ainsi que nos enfants, pouvons être des cibles potentielles.

Les récents événements des Jardins de l’Empereur et ceux de la plage d’Ile Rousse peuvent être traduits comme la manifestation concrète de cette inquiétude mais aussi comme un reflexe d’autodéfense et de survie.

Par ailleurs, la stigmatisation régulière des Corses et l’image fausse d’une Corse raciste volontiers véhiculée par certaines associations locales et certains élus et amplement relayée par les médias nationaux et internationaux, ajoutent aux craintes légitimes exprimées par la population insulaire.

Des affaires prétendument racistes ayant entrainées des prises de positions  excessives localement et au plus haut niveau de l’Etat se sont avérées totalement dénuées de fondements. L’affaire dite de l’imam de Sartène relevait de rivalités internes et celle de la mosquée d’Ajaccio d’un banal cambriolage mais elles ont, comme d’habitude, suscité des prises de positions irréfléchies dont le retentissement national et international peut mettre en danger l’ensemble de la population insulaire. C’est dire l’extrême précaution avec laquelle doit être traité ce type d’affaires qualifiées systématiquement à tort de « racistes ».

Mais le mal est fait et l’opprobre jeté durablement sur une population réputée pour ses qualités d’accueil et d’hospitalité, qualités qui peuvent vite trouver leurs limites si des mesures tendant à la rassurer ne sont pas rapidement mises en œuvre.

 

Il est aussi important de rappeler que la Corse est malheureusement une des frontières naturelles de l’espace Schengen dont chacun connait la perméabilité et le peu d’empressement de l’Europe pour en assurer un contrôle efficace.

Dans ce contexte particulièrement tendu, tout en rappelant que l’ordre public et la sécurité des citoyens n’entrent pas dans les compétences de la CTC, pourriez-vous faire connaître à la représentation territoriale les mesures concrètes et visibles que vous avez ou que vous allez demander aux services de l’Etat afin d’une part de rassurer au mieux  une population en proie au doute et à l’angoisse et d’autre part pour contrôler sévèrement l’entrée en Corse de ressortissants non européens. 

                                                           Je vous remercie.