ASSEMBLÉE DE CORSE

SESSION DES 28 & 29 JUILLET 2016

 

INTERVENTION DU Dr René CORDOLIANI

Président du Groupe FN-RBM CORSICA

CONCERNANT LA RÉSOLUTION SUR LA SÉCURITÉ PUBLIQUE

ET L’INTÉGRISME ISLAMIQUE.

 

Si l’Islam est la deuxième religion de France, de quel islam s’agit-il ?

 

Est-ce un islam de France ou un islam en France ? Existe-t-il un «islam modéré» dont on nous rebat les oreilles comme un exorcisme visant à conjurer un mauvais sort ?

 

Doit-on commencer à en douter quand le Recteur de la Grande Mosquée de Paris, Président du Conseil français du culte musulman, demande, sur les ondes d’Europe 1,  de transformer des églises en mosquées ? Dérapage lié au direct ? Non, simple confirmation de ce qu’il demande déjà dans son livre «Lettre ouverte aux Français – l’appel du recteur de la Mosquée de Paris».

La Mosquée de Paris dont tout le monde ignore l’influence politico-religieuse qu’elle exerce dans toute l’Europe.

La Mosquée de Paris qui est assise sur un trésor régulièrement alimenté par les royalties versées au titre de la certification de chaque produit hallal et qui ose demander aux contribuables de financer ses lieux de cultes.

A-t-on pareilles exigences de la part des bouddhistes, des shintoïstes, des juifs, des sikhs, hindous, confucéens, zoroastriens…. français ou vivant en France ?

L’islam est-il aussi la deuxième religion de Corse ?  Est-il une donnée fondamentale à intégrer dans la funeste notion de «communauté de destin»?

 

En parcourant les chaines de télévision marocaine, tunisienne ou algérienne, on est frappé par le décalage entre notre vécu quotidien et la réalité de ces sociétés. On peut en effet y voir des films, des séries, et des émissions dans lesquels apparaissent des personnages en tous points semblables à ce que nous proposent nos chaines TV. Les jeux sont particulièrement révélateurs d’un public jeune, dynamique, participatif et qui ne correspond en rien aux représentations caricaturales et négatives que l’on peut se faire des sociétés arabo-musulmanes du Maghreb.

Alors, on est légitimement fondé à se demander comment se construisent, chez nous,  ces représentations négatives ?

On serait tenté de répondre : par le simple spectacle de la rue ! Certains quartiers se sont fortement «ethnicisés», les voiles, les vêtements et la profusion de «signes religieux ostentatoires» ne peuvent et ne veulent laisser aucun doute sur une volonté affichée de non assimilation voire de ségrégation à l’encontre du reste de la population et sur le défi religieux que doit relever la France mais aussi la Corse. Tout cela tend à rendre visible l’omniprésence,  et peut être bientôt l’omnipotence, d’une religion: l’islam.

Et la question ne peut être éludée ou étouffée sous le concept mortifère de société multiculturelle. Les interrogations et les préoccupations sont réelles.

 

La Corse est-elle à l’abri de l’influence islamiste et d’un Islam militant et conquérant ?

La Corse est-elle à l’abri d’attentats sur son sol et particulièrement contre ses ferries qui semblent échapper à des contrôles rigoureux comme dans l’aérien, faute de moyens nécessaires ?

Y aurait-il dans nos villes, mais aussi dans nos campagnes, des apprentis et des candidats djihadistes?

On ne peut répondre que par une autre question : par quelle grâce la Corse serait-elle le seul territoire au monde à ne recevoir que des musulmans parfaitement démocrates?

 

Pourquoi ces comportements, parfois volontiers provocateurs,  sont-ils en décalage avec l’image que renvoie de nombreux pays du Maghreb et leur jeunesse. Mais alors qui sont-ils et qui sont-elles s’ils ne répondent même pas aux critères actuels de leurs pays d’origine ? 

Des émules de l’Etat islamique ? D’Oussama Ben Laden ? Une cinquième colonne se préparant pour la «guerre de civilisation» évoquée par Manuel Valls ?

Doit-on s’inquiéter ? Quel est donc l’Islam qu’ils représentent ? Est-il dominateur et violent ? Donne-t-il raison au rapport parlementaire sur les prisons qui estime qu’ «environ 60% de la population carcérale, soit 40 000 détenus, peuvent être considérés comme de religion ou de culture musulmane» ?

Et si cela se vérifiait,  pourquoi cette délinquance à l'encontre des français ne serait-elle pas raciste ?

 

Et c’est en posant ces questions simples et de bon sens que l’on déclenche, comme un mécanisme bien huilé, les réactions des «politiquement corrects» subventionnés. Ils ne sont pas musulmans mais ils vont nous expliquer que  l’islam est une religion «d’amour et de paix» ; on ne demande qu’à le croire!

Mais l’actualité nous rappelle tous les jours que les concepts d’amour et de paix ont des sens bien différents selon les convictions de chacun. Bien évidemment, quand les terroristes islamistes auront exterminé tout le monde, ils pourront s’aimer entre eux et être en paix avec eux-mêmes.

La «religion de paix et d’amour» doit, comme les autres philosophies religieuses, accepter d’être soumise à la critique et à la caricature.

 

Le chrétien a été légitimement choqué par l’exposition Piss Christ d’Ajaccio, exposant une photo sur laquelle un crucifix était plongé dans un verre d’urine. Pourtant, il n’y a pas eu d’émeutes, de musées ou de voitures incendiés. Un certain nombre de politiques et « d’intellectuels » se sont même précipités pour défendre la liberté d’expression de l’artiste et son génie créateur. Ca ne coûtait pas cher et ça faisait tellement chic pour les bobos locaux. Mais imaginons un seul instant un Coran plongé dans un bocal d’urine. Les mêmes politiques et pseudo-intellectuels auraient crié au blasphème et à la «stigmatisation» et les associations auraient immédiatement mis en action leur service juridique pour essayer d’établir un acte raciste ou discriminatoire à l’encontre d’un groupe d’individus en raison «de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.».

 

Notons au passage que la loi consacre le terme de «race», comme si ce concept avait corps biologiquement, ce que réfute définitivement la génétique. L’anthropologie en général et Claude Lévi-Strauss en particulier nous enseignent pourtant que seule la culture différencie les sociétés humaines mais en aucun cas les considérations biologiques. Ce tropisme pour le concept absurde de «race» est tout de même étrange au pays «des droits de l’Homme».

 

Après les attentats qui ont ensanglantés l’Europe et la France, le moment est particulièrement symbolique pour enfin donner l‘image d’un islam soluble dans la République et dans la démocratie.

Si l’on tient compte du chiffre souvent avancé de cinq millions de musulmans en France mais qui serait plus proche des 10 voire des 15 millions selon les propos même de l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, Azouz BEGUAG, on aurait pu s’attendre à des manifestations massives de leur part pour dénoncer les assassinats. On ne demande pas une manifestation de cinq millions de musulmans, si l’on s’en tient à ce chiffre, ni même de deux.

A Paris ou ailleurs, une manifestation de 50 000 aurait suffit, soit 1% pour lancer un signe fort envers la société française.

Mais rien !

Quelques déclarations très mesurées,  quelques musulmans qui ont eu le courage de se montrer et de condamner sincèrement et vigoureusement les actes criminels, mais les autres?  On a envie de leur crier «Donnez-nous des raisons d’espérer !».

Mais la réponse reste pour l’instant inaudible.

 

En conclusion, la Corse est-elle islamophobe ?

 

Compte tenu de l'actualité, il serait plus exact de dire que nous sommes islamoprudents et islamosceptiques et qu’il ne nous appartient certainement pas de prouver que cette religion est prétendument tolérante.

Il appartient au contraire à ses zélateurs de faire mentir Mustapha Kemal Atatürk quand il la définissait comme la «théologie absurde d'un bédouin immoral».

 

Vous en voulez à la France, accusée de tous les maux : ne vous trompez pas d’adversaire!

Vous aurez à affronter un ennemi infiniment plus redoutable, je le sais, parce que je l’ai combattu.

Dans cet esprit, il nous semble que les notions «Corse, Terre d’asile», «Corse, Terre d’accueil» sont en total déphasage avec le besoin de paix et de sécurité légitimement attendu par l’ensemble de la Corse.